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	<title>Alexis Nivelle &#8211; Peintre et Dessinateur</title>
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		<title>LA JEUNESSE EN PEINTURE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexis Nivelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 15:50:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[texte]]></category>
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					<description><![CDATA[Texte de Benoit Caudoux
Bien sûr, on pourrait dire que l’on est toujours jeune devant le métier de peindre. On pourrait dire le contraire, d’ailleurs, tout aussi bien, puisque dans le métier sont d’une certaine façon contenues, retenues, pliées et compressées toutes les parties qui se sont jouées sur l’échiquier des peintres qui a nom tableau.]]></description>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">ALEXIS NIVELLE
LA JEUNESSE EN PEINTURE 
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									<p>Bien sûr, on pourrait dire que l’on est toujours jeune devant le métier de peindre. On pourrait dire le contraire, d’ailleurs, tout aussi bien, puisque dans le métier sont d’une certaine façon contenues, retenues, pliées et compressées toutes les parties qui se sont jouées sur l’échiquier des peintres qui a nom tableau.</p><p>On serait jeune, au fond, devant l’autorité de l’art (du mot peinture lui-même), et vieux de le savoir, d’en sentir l’épaisseur, le poids, les résistances.<br />Jeune, aussi, parce que le geste de peindre malgré tout demeure nu, aussi simple en lui-même qu’au temps des premiers signes. Et vieux parce que ce geste, bien que simple, n’est jamais devenu commun, utilitaire, pratique, normal, adulte : il n’est pas bien du monde, dont il implique plutôt un certain détachement, une distance, un retrait qui évoquent facilement les (meilleurs) effets de l’âge.</p><p>Pourquoi ces généralités sur l’âge des peintres, ici ?<br />Parce que je pense qu’on perçoit Alexis Nivelle comme <em>un jeune peintre </em>— ce qu’il est également, à 39 ans —, mais que la chose est ailleurs, sans grand rapport avec son âge et encore moins avec sa conscience du métier, qui est grande. Ce que je veux dire, c’est qu’on se tromperait en le considérant seulement comme un jeune peintre, alors que c’est plutôt, depuis longtemps déjà et non sans réflexion, une peinture de la jeunesse qu’il nous donne à regarder.</p><p>Si une chose, à mes yeux, identifie cette peinture à travers ses aspects et ses évolutions, c’est cela : une jeunesse. <em>Ni ceci, ni cela </em>est-on tenté de dire pour la décrire. Et de parler de douceur, d’humour, de jeu, d’intelligence, de maladresse un peu feinte, ou peut-être pas si feinte, ou feignant d’être feinte&#8230; De velouté, de porosité, de légèreté. De force, mais d’une force qui ne serait pas pour l’action. D’un espace qui ne serait ni celui des hommes entre eux ni celui du monde physique.</p><p>Dire tout cela, n’est-ce pas parler d’un monde de formes jeunes ? D’une peinture de la jeunesse que dès lors il faudrait être capable de voir sans la réduire à un art de jeune homme ? Car qui voit la jeunesse telle qu’elle est — et qui peut la connaître, la montrer, la produire — si ce n’est l’homme fait ?</p><p>Que serait alors, en elle-même, cette jeunesse en peinture ? Quel sens donner au mot, dont on comprend qu’il ne désigne ici ni une catégorie d’individus, ni un caractère d’inachèvement, ni une appétence pour les jeux vidéo et les boissons sucrées ? Quand je dis jeunesse, ici, je pense sans doute d’abord à une autonomie. Un hors-monde imprécis mais lumineux, limpide. Une ouverture qui se défend, se garde.</p><p>Des refus obstinés mais des refus sans poids, sans murs (il y a des empilements de formes qui font mur, souplement, mais rien de tel que nos murs d’habitats sédentaires, à dehors et dedans), et derrière ces refus aucune affirmation.</p><p>Refus du compromis avec l’assignation de formes et de fonctions, de noms communs (noms propres, noms de lieux fournissent plutôt les titres, quand il y en a), les réifications, rigidifications : une réserve naturelle de singularités, d’intégrités, d’incongruités, de ponctualités multiples, mobiles et solidaires.</p><p>Des formes qui se gardent et se montrent pourtant. Qui <em>posent</em>, peut-être bien — en sacré, en burlesque, en belles indifférentes et en imitations de nous, à l’occasion — d’une façon qui n’est pas le contraire de l’authenticité : seulement le signe que le regard de l’autre est connu et compris, intégré, absorbé dans les cercles d’un rapport à soi.</p><p>Cette jeunesse en peinture est plus ancienne que nous : elle est en quelque sorte déjà observée, dans son indépendance, avant que nous n’arrivions, comme sont les idéaux, tout ce qui a une aura et se connaît soi-même — tout ce que l’on contemple, parce qu’on perçoit que cela se contemple déjà, que nous n’y changerons rien. Cette authenticité de la jeunesse perçue ne tient-elle pas au fait qu’elle ne communique pas avec nous mais tient toute en elle- même, et que nous n’en sommes jamais que les témoins contingents, les voyeurs déchus ?</p><p>Les êtres (plus que les formes) qu’on regarde dans ces tableaux jamais vraiment abstraits n’ont-ils pas alors, finalement, <em>la liberté bizarre d’êtres encore </em><em>à naî</em><em>tre, l</em><em>’</em><em>innocence particuli</em><em>è</em><em>re des embryons </em>— ou encore cette <em>l</em><em>é</em><em>g</em><em>è</em><em>ret</em><em>é </em><em>vis-à</em><em>-vis de la forme</em>, que Gombrowicz a poursuivis derrière le terme d’<em>Immaturit</em><em>é </em>?</p><p>On comprendrait ainsi que pour qu’il n’y ait que jeunesse (idéale), il faut que tout accomplissement soit sans cesse déjoué, que toute formation échoue ; que l’être ne fasse sans cesse que venir, advenir, s’annoncer, apparaître — et qu’en même temps cet être s’annonçant toujours n’annonce rien d’autre que lui, que ce qu’il est déjà.</p><p>Peut-être faudrait-il alors parler plutôt, pour finir, d’origine. Cela nous prémunirait contre la confusion avec les différentes incarnations de la jeunesse dans le monde — enfance, adolescence, éclosion, envol — en nous représentant une jouvence abstraite, sans âge, ayant par conséquent en elle sa sagesse propre, sa perfection atteinte, son éternité.</p><p>Jeunesse et non brouillon. Origine, non début. Ailleurs plutôt qu’avant : non impuissance à être comme nous serions ou comme il faudrait être dans nos perspectives (inaboutissement), mais vertu d’être soi et de le demeurer, au contraire, hors de toute perspective, en se régénérant de son rapport à soi.</p><p>Distance infranchissable qui, sans laisser se poser la question du réalisme, nous renvoie malgré tout à nous-mêmes et au monde, hors communication, mais comme en contrepoids.</p><p>Benoit Caudoux, Juin 2018</p>								</div>
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		<title>Ectoplasmes, sofas et intuition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexis Nivelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 15:48:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[texte]]></category>
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					<description><![CDATA[Entretien avec Geneviève Hergott
C'est quoi, le dessin pour toi ? Tu m'as dit que tu peignais dans ton atelier et que tu dessinais partout ailleurs : à ton domicile, en déplacement et en voyage. En dehors du côté pratique du dessin qui requiert moins de place et des moyens plus simples, qu'est-ce que le dessin t'apporte, que ne peut la peinture ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="831" class="elementor elementor-831" data-elementor-post-type="post">
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Ectoplasmes, sofas et intuition</h2>				</div>
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									<p>Entretien de Geneviève Hergott avec Alexis Nivelle pour la revue en ligne tk21 &#8211; mai 2024</p><p><strong>C</strong><strong>&lsquo;est quoi, le dessin pour toi ? Tu m&rsquo;as dit que tu peignais dans ton atelier et que tu dessinais partout ailleurs : à ton domicile, en déplacement et en voyage. En dehors du cô</strong><strong>t</strong><strong>é </strong><strong>pratique du dessin qui requiert moins de place et des moyens plus simples, qu&rsquo;est-ce que le dessin t&rsquo;apporte, que ne peut la peinture ?</strong></p><p>Aujourd’hui je qualifierais ma peinture de post-abstraite même si ça sonne un peu pompeusement. Depuis quelques années, je réalise aussi, en parallèle à cette activité de peinture, des dessins au crayon de couleur. Ces dessins (qui représentent souvent des intérieurs, des architectures et des cartes) sont pour moi des oeuvres à part entière – mais qui entrent en dialogue avec mon activité de peinture, oui.</p><p>Aujourd&rsquo;hui grâce à ces deux activités complémentaires, j&rsquo;ai le sentiment de pouvoir me dédoubler agréablement.</p><p>En peinture (fluidité, maladresse et humidité obligent) rien ne se passe jamais comme prévu. Dans mes dessins les choses sont un peu plus prémédités. A première vue le dessin ça ressemblerait donc davantage à un art d’exécution… Même si ça n’est que partiellement vrai ! Enfin, le dessin, avec ses matières sèches et poudreuses, m’ouvre à un autre univers de sensualité.</p><p><strong>Tu as </strong><strong>é</strong><strong>tabli &#8211; </strong><strong><em>comme à </em></strong><strong><em>ton insu</em></strong><strong>, </strong><strong>é</strong><strong>cris-tu et publies-tu dans tes « tracts » &#8211; <em>un dialogue ludique et conceptuel entre tes peintures et ta pratique du dessin</em>.  Peux-tu nous parler de cette activité <em>autor</em><em>éf</em><em>érentielle</em> en tant que dessinateur ?</strong></p><p>Dessinateur, je procède souvent par mise en abîme effectivement. Je mets en scène, dans des living-rooms ou dans des salles d’exposition, des tableaux fictifs mais qui ressemblent aux miens.  Alors que mes peintures (les peintures réelles) cherchent à affirmer une présence sans récit dans un espace plutôt abstrait, leurs doublures dans les dessins s’inscrivent, elles, dans le temps suspendu d’une narration. Mais d’une narration toujours en attente d’advenir…</p><p>J’ai donc l’impression de dessiner une sorte de méta-récit en suspens, une légende toujours au point mort.</p><p>Entre peintures et dessins, se joue une espèce de dialogue intérieur en effet… Assez intuitif finalement. J&rsquo;obéis d&rsquo;abord à des impulsions obscures et j’avance souvent à l’aveuglette. Et puis les choses s&rsquo;éclaircissent ensuite progressivement – mais toujours <em>aprè</em><em>s-coup</em>. A ce moment là, quand j’ai l’impression d’y voir un peu plus clair, je rédige parfois un petit tract que je mets en forme et que je photocopie. Une création gratuite, à distribuer.</p><p><strong>L&rsquo;utilisation de cadres, de cases à </strong><strong>la mani</strong><strong>è</strong><strong>re d&rsquo;une planche de BD, tout comme l&rsquo;usage des crayons de couleur procèdent-t-ils de cette volonté </strong><strong>litt</strong><strong>é</strong><strong>raire : écrire, mais par les moyens de l&rsquo;artiste et non pas ceux de l&rsquo;écrivain ?</strong></p><p>Je ne suis pas (je ne suis plus) un grand lecteur de BD mais inconsciemment sans doute… Je ne suis pas imperméable à mon époque de toute façon et je me laisse volontiers influencer. Alors oui les structures que j’utilise (les subdivisions à l’intérieur de la feuille et les cadres) peuvent faire songer à la BD mais aussi à l’architecture ou à l’art de l’affiche.</p><p>Oui, pour moi, le dessin est une activité littéraire… Bon, j&rsquo;ai sans doute une conception très extensive de la littérature. Ça tient aux outils et au support bien sûr : les crayons, le papier.  À ma position dans l’espace, également, quand je dessine : à la posture assise et à l&rsquo;implication du corps qui est moindre par rapport au travail de peinture. </p><p>Je pense souvent à Robert Walser (qui rédigeait ses textes au crayon) et à une de ses phrases : « L&rsquo;écriture semble venir du dessin. » Si elle en vient, elle peut donc aussi y retourner… Le dessin comme une littérature involutive et mutique, l’idée est amusante non ?</p><p><strong>Les formes molles, incongrues, qui investissent des espaces d&rsquo;habitation, s&rsquo;y installent : cela correspond-il aussi à </strong><strong>ce que tu </strong><strong>é</strong><strong>cris</strong><strong> dans un de tes tracts</strong><strong> : <em>Routine dehors, aventure dedans</em></strong><strong> ?</strong></p><p><strong>Dans ces espaces d&rsquo;habitation, tout est propre et net comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de lieux d&rsquo;exposition, d&rsquo;agencement de mobilier et de décoration. Cela m&rsquo;évoque le film </strong><strong><em>Mon oncle </em></strong><strong>de Jacques Tati : la villa Arpel dont la sœur de M. Hulot, personnage principal, est trè</strong><strong>s fi</strong><strong>è</strong><strong>re. Et on pourrait aussi faire un rapprochement entre tes formes molles et les tuyaux en plastique que fabrique Monsieur Arpel dans son usine, transformés en saucisses par M. Hulot, organisateur du désordre !</strong></p><p>Concernant ces formes molles qui envahissent parfois les canapés, l’architecture et les continents, dans mes dessins, je suis un peu embêté… Je les désigne sous le nom générique d’<em>ectoplasmes. </em>Et elles peuvent sembler tantôt bienveillantes, tantôt inquiétantes. Et je les aime ces formes ! Sans doute à cause de leur ambivalence et parce qu’elles me laissent perplexe, moi aussi.</p><p>Je n’y avait jamais pensé mais j’apprécie le lien que tu fais avec l’univers de Jacques Tati. Oui, pourquoi pas. Le burlesque en général, je suis très amateur. Le pas de coté et la maladresse, ça me semble essentiel dans l’art comme dans la vie.</p><p>Je peux aimer l’ordre et le désordre. Les intérieurs proprets et les ectoplasmes qui viennent les envahir. Comme un enfant qui construit un château de sable sur la plage, je peux m’identifier alternativement à ma construction ou aux vagues qui viennent l’éroder.</p><p><strong>Quels rapports entretiens-tu avec l&rsquo;absurdité ? l&rsquo;humour ? l&rsquo;idiotie ? le langage ?</strong></p><p>Quels rapports est-ce que j’entretiens avec l’absurdité, l’humour et l’idiotie ? Des rapports bien évidemment intimes et quotidiens !</p><p>Mon rapport au langage… Je ne sais pas quoi dire. Peut-être ça : j’ai découvert, à la fin de l’enfance, le théâtre un peu naïf de Ionesco. Et malgré cette naïveté, ou peut-être à cause d’elle, ce fut une expérience extrêmement forte, très marquante.</p><p><strong>T&rsquo;arrive-t-il de réaliser des collaborations, de travailler avec d&rsquo;autres sur un projet ou une œuvre précise ?</strong></p><p>Oui, quand une complicité ou une amitié avec un autre créateur s’installe, j’aime tenter des expériences de ce type. Ainsi avec la céramiste Albane Trollé, nous avons réalisé à quatre mains des sculptures prenant forme d’assiettes étranges en 2017. Avec mon ami Benoit Caudoux (écrivain et poète) nous avons créé des collages numériques et j’ai également eu le bonheur de lui offrir un dessin pour la couverture de son recueil <em>Drapeaux droits</em> (paru aux Editions Héros-Limite en 2020). En 2023, avec Vincent Herlemont qui est plasticien et commissaire indépendant, nous avons co-organisé une expo collective sur invitation de la GalerieJeanFournier. Un beau travail d’équipe, je crois. Le titre de cette expo : <em>Abstraction-Mutations. </em>Chemin faisant, j’ai eu finalement la chance de faire beaucoup de belles rencontres !</p>								</div>
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		<title>(Abstr)action !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexis Nivelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 15:40:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[texte]]></category>
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					<description><![CDATA[Texte de Damien Aubel
L’abstraction se porte bien – et même très bien, à en juger par cette exposition collective chez Jean Fournier, aussi délectable que variée...]]></description>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">(Abstr)action !</h2>				</div>
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									<p>Damien Aubel</p>
<p>06/02/2023</p>
<p><a href="https://www.transfuge.fr/2023/02/06/abstraction/"><strong>&#8211; num</strong><strong>é</strong><strong>ro 165</strong></a> de la revue Transfuge</p>
<p><strong>L</strong><strong>’</strong><strong>abstraction se porte bien – </strong><strong>et m</strong><strong>ê</strong><strong>me tr</strong><strong>è</strong><strong>s bien, à en juger par cette exposition collective chez Jean Fournier, aussi dé</strong><strong>lectable que vari</strong><strong>é</strong><strong>e.</strong></p>
<p>Il est permis d’être soi-même non pas abstrait, mais abstracteur, à propos d’une exposition dont la donnée initiale est une très belle Shirley Jaffe de 1980 (volute, arceaux, ressort, triangle, pris dans l’épaisseur de tons substantiels, solides et appliqués sans roideur de main, dispensés avec une libéralité impétueuse). À propos d’une exposition dont les corollaires s’enchaînent non comme la suite des théorèmes d’une école doctrinale mais comme l’arabesque heureuse, diverse et entrelacée, un rien fantasque, d’une école buissonnière, ni insouciante de la pratique, ni insultante aux leçons apprises. Cette fausse école réunirait en son sein, d’Al Martin à Olivier Gourvil, de Vincent Herlemont à Alexis Nivelle (avec le précédent, co-commissaire de l’exposition), de Marielle Paul à Élodie Boutry, un échantillon de ceux qui, aujourd’hui toujours, communiquent de l’œil au bois, à la toile, au verre, au papier, le courant toujours vif de l’abstraction. Un courant qu’ils communiquent également au spectateur, lequel, donc, devant ces œuvres, se sent autorisé à donner son congé à l’exégèse historique, à émonder la matière biographique, à confier dates, carrières, intentions, à de plus capables que lui. Pour constater qu’ainsi logées à la même enseigne chez Jean Fournier, sans pour autant renoncer à leur physionomie propre, les œuvres de l’exposition, comme si elles obéissaient au principe ordonnateur d’une composition bien réglée, se concentrent, passent, dans ce qui serait plutôt une abstraction de la pensée que de l’art, du multiple à l’unité. Mais je suis bien abstrait – disons seulement qu’à consulter successivement toutes ces œuvres, une impression d’ensemble se forme ; que celle-ci affecte, comme dans le compartiment de gauche du tableau d’Alexis Nivelle, la forme d’une pièce ; qui est moins un salon qu’une chambre. Cette « sorte de chambre obscure », demande l’exégète-historien soudain tiré de son sommeil, où, selon Eugène Fromentin, habitait l’esprit de Rembrandt, qu’habitent peut-être tous les peintres et artistes, cet observatoire d’où ils perçoivent et traduisent le monde ? Peut-être, mais rendors-toi, exégète, tu as quartier libre, t’a-t-on dit…</p>
<p>Voici chez Olivier Aubry un pan de beau bleu tout accidenté par on ne sait quelle usure, et comme graffité ; voici chez Marine Bouilloud, palpitante, vasarelyenne dans ses effets, une lumineuse mosaïque savamment active sur l’œil grâce à ses discontinuités de trait. Ici donc un mur devant lequel rêver, là donc un sol dans lequel s’absorber les jours où l’on détourne les regards de l’étrange croisée de Vincent Herlemont – « étrange » car cette composition en vitrail, si elle laisse bien entrer un bleu de ciel, semble aussi laisser des flocons blancs tomber de notre côté… C’est que notre chambre-galerie se dilate aux dimensions de l’infini, comme les formes cellulaires d’Al Martin qui semblent ne cesser de s’anneler. Comme la chambre de l’enfance, que rappellent les formes de Marielle Paul. </p>
<p> </p>								</div>
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		<title>LA NUIT, L&#8217;ARBRE ET LE MASQUE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexis Nivelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 15:26:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[texte]]></category>
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					<description><![CDATA[Texte de Élise Vaxellin
La galerie Bacqueville est heureuse de présenter pour la première fois le travail d’Anne Breton et Alexis Nivelle, dont les univers, bien que différents, partagent un même attrait pour l’imaginaire et l’onirisme à travers des formes hybrides, ouvertes et énigmatiques. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="803" class="elementor elementor-803" data-elementor-post-type="post">
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									<p><strong>Exposition collective </strong><strong>• </strong><em>Group show</em></p><p><strong>30 mai &#8211; 29 juin 2024 </strong><strong>• </strong><em>30 May &#8211; 29 June 2024</em></p><p> </p><p><strong>Vernissage le jeudi 30 mai 2024, 18h30 &#8211; 21h30 </strong><strong>• </strong><em>Opening Tuesday 30 May 2024, 6.30pm &#8211; 9.30pm</em></p><p><strong>En présence des artistes </strong><strong>• </strong><em>With the presence of the artists</em></p><p> </p><p><strong>La galerie Bacqueville est heureuse de présenter pour la premi</strong><strong>è</strong><strong>re fois le travail d</strong><strong>’</strong><strong>Anne Breton et Alexis Nivelle, dont les univers, bien que différents, partagent un m</strong><strong>ê</strong><strong>me attrait pour l</strong><strong>’</strong><strong>imaginaire et l</strong><strong>’</strong><strong>onirisme </strong><strong>à </strong><strong>travers des formes hybrides, ouvertes et énigmatiques. </strong></p><p> </p><p>J’ai enlevé le masque, et puis je l’ai remis.</p><p>Comme ça c’est mieux.</p><p>Comme ça je suis le masque.</p><p>&#8211; Fernando Pessoa</p><p> </p><p>Anne Breton utilise pêle-mêle le dessin, le collage, la céramique, le textile, le laiton, la cire ou le bois. La facture raffinée et primitive de ses sculptures favorise l&rsquo;expression de la matière brute. Une attention continuelle, que l’on devine soutenue et tendre, est portée par l’artiste aux textures, aux rapports de proportion, à l’élaboration naturelle de ses teintes. Un même soin méticuleux accompagne son travail de soclage, d’accrochage et de mise en espace. Les formes souples et ovoïdes imaginées par Anne Breton suggèrent, de prime abord, la douceur et le calme mais ces volumes protecteurs recèlent aussi une part sombre, nocturne, insondable. Comme des oeufs, ils paraissent toujours habités par une forme de vie latente. Ou bien obscurément hantés, au-dedans.</p><p> </p><p>Ici ou là, une excroissance, une bouche ou un nez, affleure… Dans la terre, des yeux éclosent parfois. Et une tête peut refaire surface à l’improviste — ou un masque. Idoles archaïques, sculptures contemporaines ou objets utilitaires, ces formes vivantes nous épient tandis que nous les regardons. Mais à quels rituels étranges et caressants sont-elles destinées ?</p><p> </p><p>Dessinateur, Alexis Nivelle utilise des moyens simples : la mise en abîme et les crayons de couleur. Il dessine minutieusement des salons vides et des espaces désertés dans lesquels il met en scène des biens d’ameublement, ainsi que des tableaux qui ressemblent aux siens… Des peintures fictives, sortes de doublures coincées dans un méta-récit en suspens, dans une légende envahie d’ectoplasmes mais toujours au point mort.</p><p> </p><p>Peintre, il aime mettre en scène sur la toile des vieux amis, des poncifs, des silhouettes récurrentes. Ces silhouettes sont déguisées (en formes géométriques, biscornues ou organiques) et constituent comme une petite troupe. La branche, le phylactère, le carré, l’étroniforme, la bulle ou la boule deviennent des acteurs qui interagissent ensemble, facétieusement – leur présence conjointe, haute en couleur et muette, ne racontant cependant jamais rien. Ce théâtre immobile et silencieux, ce théâtre intérieur donc, est-ce aussi un théâtre d’opérette ?</p><p> </p><p>Les univers d’Anne Breton et d’Alexis Nivelle, bien que singuliers, sont reliés entre eux et le regardeur attentif le perçoit très rapidement. Reliés par des croisements délibérés et par des conjonctions formelles occasionnelles, bien sûr. Mais aussi, plus profondément et sans doute de façon inconsciente, par l’appartenance à un même type de sensibilité. Une sensibilité commune de type chtonienne (1) peut-être ? Formulons cette hypothèse… Cette sensibilité se caractériserait, selon Jean-Louis Chanéac (architecte et peintre de formation), par un goût pour les mondes souterrains et subaquatiques et par un attrait pour les courbes, les formes libres, l’hybridation et la rêverie. Par une certaine inclination, également partagée par nos deux artistes, pour l’expression non bridée des chimères et des fantasmes.</p><p> </p><p>On peut dès lors rêver nous aussi et échafauder, dans cette veine, une généalogie saugrenue, un panthéon chtonien, avec quelques Grands Anciens : Hilma af Klint, Jean Arp, Eva Hesse ou Ken Price – entre autres… Autant d’artistes, adeptes d’une forme de recherche fondamentale et intuitive, flirtant avec le fantastique et composant comme une famille atemporelle d’excentriques. Une tribu d’individus qui, instinctivement, se dégagent des carcans de la raison instrumentale et de la complaisance docile envers la réalité pour vivre enfin, ailleurs… Dans l’océan, dans la nuit, dans l’Ovoïde. &#8211; Élise Vaxellin</p><p> </p><p>&#8211;</p><p>(1) S’inscrivant dans la « contre-architecture des artistes » décrite par Michel Ragon, et à laquelle se rattachent également les réalisations d’un Jacques Couëlle ou d’un Pierre Székely, Jean-Louis Chanéac a esquissé et défendu cette sensibilité de type chtonienne dans ses écrits. (Jean-Louis Chanéac, Architecture interdite, Éditions du Linteau, 2005)</p><p> </p><ul><li> </li></ul><p> </p><p><em>Galerie Bacqueville is delighted to be presenting for the first time the work of Anne Breton and Alexis Nivelle, whose universes, though different, share a common attraction for the imaginary and the dreamlike through hybrid, open and enigmatic forms.</em></p><p> </p><p><em>I took off the mask, and then I put it back on. </em></p><p><em>That way it&rsquo;s better.</em></p><p><em>That way I am the mask.</em></p><p><em>&#8211; Fernando Pessoa</em></p><p> </p><p><em>Anne Breton uses drawing, collage, ceramics, textiles, brass, wax and wood. The refined yet primitive craftsmanship of her sculptures encourages the expression of raw material. The artist pays constant attention to textures, proportional relationships and the natural development of colours. The same meticulous care goes into the way she bases, hangs and places her works. The supple, ovoid shapes imagined by Anne Breton suggest, at first glance, softness and calm, but these protective volumes also conceal a dark side, nocturnal, unfathomable. Like eggs, they always seem to be inhabited by a form of latent life. Or obscurely haunted, inside.</em></p><p> </p><p><em>Here and there, a growth, a mouth or a nose, emerges&#8230; In the earth, eyes sometimes hatch. And a head &#8211; or a mask &#8211; may surface unexpectedly. Whether archaic idols, contemporary sculptures or utilitarian objects, these living forms spy on us as we look at them. But what strange and caressing rituals are they intended for?</em></p><p> </p><p><em>As a drawing artist, Alexis Nivelle uses simple means: mise en ab</em><em>î</em><em>me and coloured pencils. He carefully draws empty living rooms and deserted spaces in which he stages furnishings and paintings that resemble his own&#8230; Fictional paintings, a kind of stand-in for a suspended meta-narrative, a legend invaded by ectoplasms but still at a standstill.</em></p><p> </p><p><em>As a painter, he likes to depict old friends, clich</em><em>é</em><em>s and recurring silhouettes on canvas. These silhouettes are disguised (in geometric, kinky or organic shapes) and form a small troupe. The branch, the phylactery, the square, the </em><em>é</em><em>troniforme, the bubble or the ball become actors who interact together, facetiously &#8211; their presence together, colourful and mute, never saying anything. Is this still and silent theatre, this theatre of the interior, also operetta theatre?</em></p><p> </p><p><em>The worlds of Anne Breton and Alexis Nivelle, though singular, are interconnected and the attentive viewer is quick to perceive this. Connected by deliberate intersections and occasional formal conjunctions, of course. But also, more deeply and probably unconsciously, by belonging to the same type of sensibility. A Chtonian sensibility </em><em>(1) </em><em>perhaps? Let&rsquo;s formulate this hypothesis</em><em>… </em><em>According to Jean-Louis Chan</em><em>é</em><em>ac (an architect and painter by training), this sensibility is characterised a taste for subterranean and subaquatic worlds and an attraction for curves and free forms, hybridity and reverie. By a certain inclination, shared by our two artists, for the unbridled expression of chimeras and fantasies.</em></p><p> </p><p><em>So we too can dream, and in this vein we can build up a wild genealogy, a chtonian pantheon, with some of the Great Old Ones: Hilma af Klint, Jean Arp, Eva Hesse and Ken Price &#8211; to name but a few. So many artists, adepts of a form of fundamental, intuitive research flirting with the fantastic and composing a timeless family of eccentrics. A tribe of individuals who instinctively free themselves from the shackles of instrumental reason and docile complacency towards reality to live at last, elsewhere</em><em>…  </em><em>In the ocean, in the night, in the Ovoid. &#8211; </em><em>Élise Vaxellin</em></p><p> </p><p><em>(1) </em><em>As part of the « artists&rsquo; counter-architecture » described by Michel Ragon, which also includes the work of Jacques Cou</em><em>ë</em><em>lle and Pierre Sz</em><em>ékely, Jean-Louis Chané</em><em>ac has outlined and defended this chtonian sensibility in his writings (Jean-Louis Chan</em><em>é</em><em>ac, </em>Architecture interdite<em>, </em><em>Éditions du Linteau, 2005).</em></p>								</div>
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		<title>Démarche // Statement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexis Nivelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2025 15:46:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ma peinture explore les associations et les ambiguïtés de la vie imaginative en utilisant un répertoire limité de formes simples, apparemment abstraites. Toutes ces formes ont un air de famille et semblent imiter des bulles, des pelotes, des saucisses, des soleils, des nuages ou peut-être des fleurs…]]></description>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Démarche // Statement</h2>				</div>
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									<p>Ma peinture explore les associations et les ambiguïtés de la vie imaginative en utilisant un répertoire limité de formes simples, apparemment abstraites. Toutes ces formes ont un air de famille et semblent imiter des bulles, des pelotes, des saucisses, des soleils, des nuages ou peut-être des fleurs&#8230; Le poncif n&rsquo;est jamais bien loin, l&rsquo;idiotie et l&rsquo;humour non plus. Et aussi (pourquoi pas ?) la tendresse.<span class="Apple-converted-space"> </span></p><p>Dessinateur, mon travail est autoréférentiel et procède, le plus souvent, par mise en abîme. Dans les intérieurs et les architectures que je dessine, vidés de toute présence humaine, des tableaux apparemment abstraits sont mis en scène. Là où les tableaux réels cherchent à affirmer une présence lumineuse et sans récit, leurs doublures dans les dessins s&rsquo;inscrivent, elles, dans le temps suspendu d&rsquo;une narration toujours en attente d’advenir.</p><p>//</p><p>My painting explores the associations and ambiguities of the workings of the imagination using a limited repertoire of seemingly abstract, simple forms. All these shapes have a family resemblance and seem to imitate bubbles, balls, sausages, suns, clouds or maybe flowers&#8230;The commonplace is never far away, nor are idiocy and humour. Not forgetting tenderness. </p><p>My drawings are self-referential and usually deploy a process of mise en abyme. Within the interiors and architectural forms I sketch, deprived of any human presence, abstract paintings are given a stage. While<b> </b>the real paintings seek to assert a luminous presence devoid of narrative, their doubles in the drawings are anchored within the suspended time of a story still to be told.</p><p>A.N</p>								</div>
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